Note d'information de redressement judiciaire

 
 

NOTE D'INFORMATION

Le Tribunal de Commerce (ou le Tribunal de Grande Instance) vient de prononcer le redressement judiciaire de votre entreprise.

Vous trouverez ci-dessous les informations vous permettant de mieux comprendre la nouvelle situation économique qui s'impose à vous.

LE REDRESSEMENT JUDICIAIRE

Cette procédure signifie la poursuite d'activité de l'entreprise accompagnée d'une période d'observation destinée à permettre l'élaboration d'un bilan économique et social de l'entreprise et d'un projet de plan de redressement.

Pendant tout le temps du redressement judiciaire, les dettes antérieures au jugement d'ouverture sont gelées, plus aucun créancier ne peut agir à l'encontre de la société. Le redressement judiciaire impose une restriction aux droits individuels des créanciers.

Le Mandataire Judiciaire, auxiliaire de justice, nommé par le tribunal, a pour fonction de déterminer le passif de l'entreprise qui sera arrêté par le juge commissaire et qui permettra la mise en place d'un plan de redressement. Le passif correspond aux dettes antérieures au jugement d'ouverture de la procédure.

Les dettes qui naîtront postérieurement au jugement d'ouverture seront payées par l'entreprise sous la tutelle plus ou moins présente de l'administrateur judiciaire, autre organe de la procédure.

LES ISSUES DU REDRESSEMENT JUDICIAIRE

La loi de 1985 a prévu deux issues possibles au redressement judiciaire.

La période d'observation, ouverte par le tribunal au moment du jugement d'ouverture de la procédure, est de 6 mois renouvelable une fois et prolongée exceptionnellement à la demande du Procureur.

L'un des rôles de l'Administrateur est d'estimer, pendant la période d'observation, la viabilité de l'entreprise avec l'aide du Mandataire Judiciaire, ainsi que sa capacité à faire face à ses dettes.

Un bilan économique est dressé par l'Administrateur ou, dans la procédure simplifiée un rapport d'enquête est établi par le juge commissaire, ainsi au vu de ces documents :

- Si l'entreprise est viable économiquement, un plan de continuation est mis en place (le passif arrêté sera échelonné sur 8 ans maximum selon la jurisprudence du Tribunal de Commerce de LYON). Un commissaire à l'exécution du plan sera nommé.

- La deuxième issue est le plan de cession qui consiste à céder le fonds de commerce à une autre entité afin d'assurer le maintien d'activité susceptible d'exploitation autonome, tout ou partie des emplois qui y sont attachés et d'apurer le passif généré. La liquidation est alors prononcée.

LE MANDATAIRE JUDICIAIRE

Il est un organe nommé dans le jugement qui ouvre la procédure. C'est un mandataire chargé par décision de justice de représenter les créanciers. Il a seul qualité pour agir au nom et dans l'intérêt des créanciers.

Son activité est exercée sous le contrôle:

-du Juge Commissaire désigné par le tribunal, chargé d'assurer la coordination des opérations et d'ordonner, sur requête, les principales mesures de la procédure de redressement.

-du Procureur de la République destinataire d'un rapport spécial établi dans chaque procédure de redressement.

-d'un Commissaire aux Comptes chargé de vérifier la régularité des opérations comptables et le représentation des fonds gérés par le représentant des créanciers.

Enfin, tous les 3 ans, le Mandataire Judiciaire fait l'objet d'un contrôle exercé par deux autres membres de la profession assistés d'un Commissaire aux Compte.

Le rapport est transmis au Ministère de la Justice. Le Mandataire Judiciaire est assuré en responsabilité civile.

ROLES DU MANDATAIRE JUDICIAIRE

Pour schématiser, il représente le passé de l'entreprise et l'intérêt collectif des créanciers lésés et jamais l'intérêt individuel de l'un des créanciers. L'administrateur représente le présent et l'avenir de l'entreprise. Ce dernier assiste le dirigeant dans la gestion et administration de son entreprise.

Le Mandataire Judiciaire a 3 rôles:

prendre en charge le règlement des salariés en ce qui concerne leurs salaires impayés, les licenciements non réglés ou encore les licenciements autorisés par le juge commissaire pendant la période d'observation sur requête de l'administrateur.

Toutes les formalités liées aux salariés sont assurées par:

SCTS
63 RUE GERVAIS BUSSIERE
69100 VILLEURBANNE

Cette structure a été créée par les Représentants des créanciers de LYON. Elle est l'émanation directe de nos Etudes et n'engendre donc aucun frais à la charge de l'entreprise. Les indemnités et salaires sont pris en charge par le :

FONDS NATIONAL DE GARANTIE DES SALAIRES (AGS)

Association dépendant et gérée par l'UNEDIC.

L'AGS fait une avance au représentant des créanciers pour assurer le paiement des salariés.

En cas de plan de continuation, les sommes avancées par l'AGS se remboursent en 2 temps :

-le super privilège au moment de la présentation du plan

-le reste s'étale sur 8 années.

servir l'intérêt collectif des créanciers.

Dans les 8 jours qui suivent le jugement d'ouverture, le chef d'entreprise remet au représentant des créanciers une liste exhaustive certifiée sincère comprenant l'ensemble de ses créanciers. Si le dirigeant est en nom personnel, au nom de l'unité du patrimoine, la liste comprend aussi ses dettes personnelles.

La non remise de cette liste entraîne une interdiction de gérer.

La liste va permettre au Mandataire Judiciaire d'avertir ces derniers de la situation de l'entreprise et de les inviter à déclarer leur créance dans le délai de 2 mois à partir de la parution du jugement au BODACC.

Passé ce délai, les créanciers sont forclos, ils peuvent toutefois se faire relever de la forclusion par le juge commissaire pour justes motifs dans le délai de 1 an à compter de l'ouverture de la procédure mais au-delà leur créance est réputée éteinte.

Le dirigeant qui omet volontairement d'inscrire un créancier sur la liste risque que ce dernier se retourne directement contre lui.

Au terme du délai de déclaration (entre 3 et 4 mois après le jugement), le Mandataire Judiciaire procède à la vérification du passif déclaré et invite le dirigeant à se prononcer. En cas de désaccord, les créanciers disposent d'un droit de réponse.

Au terme de la vérification, le juge commissaire arrête le passif. Un plan de continuation ou de cession va pouvoir être mis en place. Le Mandataire Judiciaire invitera les créanciers à se prononcer sur le plan de continuation.

Aucune créance antérieure au jugement d'ouverture ne peut être réglée • c'est une infraction pénale.

• Donner son avis au tribunal

D'une part, sur le plan de continuation au vu du passif que devra supporter l'entreprise, ou du plan de cession, ou encore du prononcé de la liquidation judiciaire.

D'autre part, sur toutes autres questions ou litiges qui surviendraient au cours de la procédure.

Enfin, sur toutes les phases qui ponctuent la procédure.

LA REMUNERATION DU MANDATAIRE JUDICIAIRE

Ses émoluments sont fixés par décret du 10 iuin 2004 modifié par le décret n° 2006¬1709 du 23 décembre 2006.

Les points les plus importants sont:

*1 droit fixe de 2500 € HT

*1 droit fixe par salarié dont l'avance a été faite par l'AGS de 120 € HT

*1 droit fixe par créance vérifiée
-30 € pour les créances de 40 à 150 €
-50 € pour les créances de plus de 150€

*1 droit fixe par créance enregistrée de
- 5 € par créance inférieure à 150 €
- 10 € par créance égale ou supérieure à 150 €

Le droit fixe est dû immédiatement mais sera réclamé dans les 4 à 6 semaines de l'ouverture de la procédure.

Le solde se règle à l'arrêt du plan.

Au cours des divers entretiens que nous serons amenés à voir tout au long de la procédure, il pourra vous être fournies des informations et des explications complémentaires.

Patrick- Paul DUBOIS

 

Pour tous renseignements relatifs aux salariés, veuillez contacter SCTS .

Maître Patrick Paul DUBOIS  32, rue Molière 69006 LYON Tél : 04 72 75 49 50 Fax : 04 72 75 49 60
Présentation  Consultation des dossiers   Consultation des actifs à céder  Missions et informations  Infos légales
Avexens copyright 2007